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Salaires minimaux : préserver le plancher cantonal et renforcer les conventions collectives

Le Conseil d’État genevois a fixé le 7 octobre le salaire minimum applicable en 2027 à 24,73 francs de l’heure. Pour le PCP, la protection du revenu du travail doit reposer sur des garanties qui se renforcent : un plancher public effectif et des conventions collectives capables d’améliorer les salaires et les conditions d’emploi.

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Ce que décide Genève

L’information cantonale précise que le minimum légal s’applique lorsque le montant prévu dans un contrat individuel ou une convention collective est inférieur. Cette règle concerne Genève ; elle ne doit pas être présentée comme un salaire minimum fédéral. Les régimes cantonaux et les dispositions sectorielles diffèrent.

L’indexation maintient un repère nécessaire. Elle ne suffit pourtant pas à assurer, pour chaque ménage, un revenu disponible stable après le loyer, les primes et les frais de déplacement. Le salaire horaire doit aussi être rapporté au volume d’heures réellement payé. Un emploi à faible taux d’activité ou des horaires imprévisibles peuvent laisser subsister une forte insécurité.

La convention collective doit relever les conditions

La portée d’une CCT ne se réduit pas à son salaire d’entrée. Elle comprend les classifications, la progression, les horaires, les congés et les modalités de contrôle. Le PCP soutient des négociations qui produisent des améliorations identifiables pour les personnes concernées et donnent aux syndicats les moyens de les défendre.

Le Parlement a adopté le 19 juin 2026 la modification de la loi fédérale permettant d’étendre le champ d’application de la convention collective de travail. La Chancellerie fédérale a constaté le 23 octobre l’aboutissement du référendum populaire contre cette modification, qui concerne l’extension de salaires minimaux inférieurs aux minima cantonaux. L’adoption parlementaire ne doit donc pas être présentée comme une nouvelle priorité déjà applicable. Le PCP défend le maintien de la garantie la plus favorable au travailleur.

Rendre le droit effectif

La priorité doit aller à des décomptes compréhensibles, à des classifications vérifiables et à un contrôle doté de personnel. Les suppléments et les frais remboursés doivent être distingués du salaire de base afin de permettre une comparaison sérieuse. Les horaires enregistrés doivent correspondre au temps effectivement travaillé.

Les autorités cantonales et les organes paritaires interviennent dans leurs compétences respectives. Leur coopération doit empêcher les renvois de responsabilité. Un salarié doit pouvoir signaler une situation sans être contraint de maîtriser seul l’ensemble du droit applicable ou de s’exposer à des représailles.

La position du PCP

Le PCP demande que les projets modifiant l’articulation entre loi et CCT soient évalués à partir de leur effet concret sur les bas salaires, et non du seul nombre de contrats couverts. Il défend la progression des salaires réels, des garanties horaires et un financement durable du contrôle. La qualité du partenariat social se mesure à la protection obtenue par les travailleurs, y compris dans les branches où leur pouvoir de négociation est faible.

Documents et sources

Les documents cités permettent de retrouver les faits et les dispositions examinés. Les jugements et les propositions exprimés dans cet article sont ceux du PCP.