Logement et coût de la vieActualité

Logements vacants : derrière le taux national, des difficultés très locales

Les cartes publiées en septembre par l’Office fédéral du logement rendent visibles les différences cantonales et communales au 1er juin 2026. Elles doivent servir à orienter l’intervention publique. Une moyenne nationale ne dit ni où un ménage peut trouver un logement ni si celui-ci correspond à ses moyens.

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Lire le territoire au bon niveau

Les cartes cantonales et communales de l’OFL permettent de distinguer des situations que le résultat suisse rassemble. Le PCP demande que les collectivités les utilisent avec les données de prix, de taille des logements et d’accès aux services. La disponibilité matérielle d’un appartement constitue une première information ; son accessibilité réelle en constitue une autre.

La lecture doit aussi tenir compte des déplacements. Un logement vacant dans un bassin éloigné ne répond pas automatiquement au besoin d’une personne dont le travail, la formation ou les obligations de soins se trouvent ailleurs. Il faut examiner les horaires, les temps de parcours et les dépenses qui s’ajoutent au loyer.

Distinguer parc total et marché locatif

Le canton de Vaud indique un taux global de 0,87 % au 1er juin. Sa documentation distingue le taux du parc total, qui inclut l’offre à vendre, et celui du marché locatif. Ces définitions doivent accompagner les chiffres utilisés dans le débat.

Pour le Parti, cette précision a une portée politique. Une habitation proposée uniquement à la vente ne devient pas une solution pour un ménage qui cherche une location. Les autorités doivent donc présenter les segments correspondant aux besoins qu’elles entendent traiter, sans confondre vacance statistique et choix accessible.

Des instruments adaptés aux situations

Dans les zones très tendues, le PCP défend la mobilisation du foncier public, l’offre d’utilité publique et les accords qui maintiennent une part de logements accessibles. Les communes doivent pouvoir articuler ces mesures avec les écoles, les transports et les équipements de proximité.

Dans les territoires où des logements restent disponibles, la priorité peut porter sur la qualité du bâti, l’adaptation aux besoins et l’accès à l’emploi et aux services. Construire davantage partout ne suffit pas à résoudre une mauvaise correspondance entre offre et demande. Les interventions doivent partir d’un diagnostic public et être réévaluées selon leurs effets.

Évaluer qui peut réellement se loger

Le PCP demande un suivi qui distingue les besoins des jeunes en formation, des personnes seules, des familles et des habitants dont la mobilité est réduite. L’objectif n’est pas de multiplier les catégories administratives, mais de reconnaître que taille, prix et équipement ne sont pas interchangeables.

Les programmes financés publiquement doivent rendre compte des ménages servis, des loyers complets et de la durée des engagements. Les données agrégées doivent permettre l’évaluation sans exposer les personnes. Une politique du logement devient contrôlable lorsque ses moyens, sa localisation et les bénéficiaires effectivement atteints peuvent être confrontés aux besoins annoncés.

Les collectivités doivent ainsi rendre publiques leurs priorités territoriales, puis vérifier les réalisations. La rareté doit être combattue là où elle existe et sous la forme concrète qu’elle prend.

Les comparaisons doivent conserver le même jour de référence et les mêmes définitions. Le PCP demande de publier la méthode avec les résultats, ainsi que les limites liées au nombre de logements observés. Les petites variations locales doivent être interprétées avec prudence, sans transformer un seul relevé en verdict définitif sur une commune.

Documents et sources

Les documents cités permettent de retrouver les faits et les dispositions examinés. Les jugements et les propositions exprimés dans cet article sont ceux du PCP.